ABDALLAH AKAR, L’ INVITATION AU VOYAGE INTERIEUR ET A LA BEAUTE
Mercredi 23 Juillet 2008
Peintre-calligraphe, issu du désert, gage d’humilité et de sagesse, qu’il partage par son trait nomade et sobre, invite au voyage intérieur.
Né à Tunis en 1952, il apprend la calligraphie auprès du Maître irakien Ghani EL ALANI.
Sa carrière artistique commence en 1986 avec sa première exposition publique.Basé dans le Val d’Oise (95), Abdallah AKAR se fait connaître chaque année en France et à l’étranger dans des manifestations personnelles et collectives.Depuis 1993, il enseigne la calligraphie à l’Institut de Monde Arabe (IMA), pour lequel il a réalisé un logo, et au Comptoir des Ecritures (rue Quincampoix), à Paris.
Il donne aussi des conférences et des stages.Son oeuvre est résolument artisanale : à côté du papier et de la toile qui lui sont naturels, toujours en recherche, il s’ouvre à de nouveaux supports qui l’orientent vers un travail sur le bois, le textile, le métal, le verre, et le land-art, pour notre plus grand bonheur.
Sa carrière artistique commence en 1986 avec sa première exposition publique.Basé dans le Val d’Oise (95), Abdallah AKAR se fait connaître chaque année en France et à l’étranger dans des manifestations personnelles et collectives.Depuis 1993, il enseigne la calligraphie à l’Institut de Monde Arabe (IMA), pour lequel il a réalisé un logo, et au Comptoir des Ecritures (rue Quincampoix), à Paris.
Il donne aussi des conférences et des stages.Son oeuvre est résolument artisanale : à côté du papier et de la toile qui lui sont naturels, toujours en recherche, il s’ouvre à de nouveaux supports qui l’orientent vers un travail sur le bois, le textile, le métal, le verre, et le land-art, pour notre plus grand bonheur.
Ses sites : www.abdallah-akar.com – www.abdallah.akar.freee.fr
Ecriture coufique par Abdalla AKAR.
Sa reconnaissance passe aussi par les publications suivantes :- 2007 : LES POEMES SUSPENDUS aux Editions Alternatives.- 2004 : LES SEPT DORMANTS, ouvrage collectif, chez Actes Sud (hommage aux 7 moines de Thibirine en Algérie).- 2002 : LES CHEVAUX DU VENT – Edition Martelle.
- 1999 : LA POESIE ARABE, “Petite Anthologie”, édition Mango Jeunesse.
- 1996 : MAURITANIE de M. Tournadre, éditions Sépia.
etc.
“L’écriture arabe est la dernière des écritures sémitiques occidentales, qui dérivent toutes de l’alphabet invente par les Phéniciens 2000 ans avant J-C.A l’époque pré-islamique, les peuples arabes étaient essentiellement des bédouins, des nomades.(…) ils s’appuyaient dans une grande mesure sur la tradition orale(…).
La poésie, si chère à leur coeur, étaient leur seul moyen d’expression littéraire.
Les poèmes étaient leurs archives (diwân) : ils renfermaient leur science, leur histoire, leur sagesse, leur philosophie.Les chefs rivalisaient en poésie, chacun soumettait ses oeuvres aux critiques et aux connaisseurs. Ils poussèrent l’émulation jusqu’à suspendre leurs poèmes aux angles du sanctuaire de la Ka’aba (la Mecque), demeure de leur ancêtre Abraham, et but de leurs pélerinages.Ces chefs-d’oeuvre furent confiés à l’écriture, et eurent l’honneur d’être inscrits en lettres d’or. On les appelait AL-MU’ALLAQUAT, c’est-à-dire poèmes suspendus.”
(…)
(c) Abdelmalek Benseddik
La poésie, si chère à leur coeur, étaient leur seul moyen d’expression littéraire.
Les poèmes étaient leurs archives (diwân) : ils renfermaient leur science, leur histoire, leur sagesse, leur philosophie.Les chefs rivalisaient en poésie, chacun soumettait ses oeuvres aux critiques et aux connaisseurs. Ils poussèrent l’émulation jusqu’à suspendre leurs poèmes aux angles du sanctuaire de la Ka’aba (la Mecque), demeure de leur ancêtre Abraham, et but de leurs pélerinages.Ces chefs-d’oeuvre furent confiés à l’écriture, et eurent l’honneur d’être inscrits en lettres d’or. On les appelait AL-MU’ALLAQUAT, c’est-à-dire poèmes suspendus.”
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(c) Abdelmalek Benseddik
“Dans un geste de haute ligne, Abdallah Akar hisse ses Moua’allaqât, tissus impérissables, vêtements animés de Dieu.”(…)Quatre voilures s’abaissent lentement jusqu’à terre. Pour contenir le nom de Dieu, Abdallah Akar a voulu une habitation textile. C’est un sanctuaire
mais c’est un bivouac. Une seule brise et ce serait l’envol.Bien sûr, il y a les pas de Dieu dans son jardin : dix fois dix empreintes de Ses pas sur des carreaux de terre où passe tout le nuancier du ciel.
(…)
Rectitude, magnificence, lignage (mémoire de ces lins où couraient les lettrages coufiques) : hautes hampes qui signez le nom qui est au-dessus de tout nom, par le calame d’Abballah Akar, vous habitez un campement d’avant l’aube, provision de miel pour la route.”(c) Gérard BOYER
mais c’est un bivouac. Une seule brise et ce serait l’envol.Bien sûr, il y a les pas de Dieu dans son jardin : dix fois dix empreintes de Ses pas sur des carreaux de terre où passe tout le nuancier du ciel.
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Rectitude, magnificence, lignage (mémoire de ces lins où couraient les lettrages coufiques) : hautes hampes qui signez le nom qui est au-dessus de tout nom, par le calame d’Abballah Akar, vous habitez un campement d’avant l’aube, provision de miel pour la route.”(c) Gérard BOYER
“Symbole visuel, véhicule du message divin, reflet du monde de l’au-delà, insigne du pouvoir, écrin enfermant des mystères indéchiffrables par les mystiques et les poètes, outil de la connaissance, l’écrit, et plus spécialement la calligraphie, est, dans le monde de l’Islam plus que dans aucun autre, omniprésent et sacré.” ( A.B)
(…)
“Pour ma part , -explique Abdallah Akar- la calligraphie, dans ses formes, ses styles, ses expressions, ne doit plus se limiter à puiser ses inspirations dans le divin, le sacré, le métaphysique, l’ésotérique. Il n’y a pas de mystère, il n’y a pas de secret. La perfection artistique est toute relative : elle n’est pas la perfection en soi. L’inaptitude à l’exercice d’une technique n’affecte pas la foi ni les qualités d’une personne…
(…)
“Pour ma part , -explique Abdallah Akar- la calligraphie, dans ses formes, ses styles, ses expressions, ne doit plus se limiter à puiser ses inspirations dans le divin, le sacré, le métaphysique, l’ésotérique. Il n’y a pas de mystère, il n’y a pas de secret. La perfection artistique est toute relative : elle n’est pas la perfection en soi. L’inaptitude à l’exercice d’une technique n’affecte pas la foi ni les qualités d’une personne…
Enfin, pour parvenir à la régularité, à la précision, à l’élégance, il faut travailler.”Son travail honore les poésies de Prévert, Eluard, Aragon, Césaire, Brecht, Al-Chabbi, Darwich,…
“Ce sont des portes, ce sont des lames. Les Damascènes appelaient “giohar” le rutilement qui signait leurs lames. Des moires.Dans son exercice, le maître-fourbisseur devait ajouter et encore ajouter : huile de sésame, éventail de plumes, cendres de tabac, sels des montagnes Druzes.Le soleil ne lui valait rien. Les chauffes se faisaient avant l’aube.
Ensuite, cela tranchait y compris un mouchoir de soie lâché dans l’air que les cavaliers, au galop poursuivaient. Cela tranchait.Abdallah AKAR, lui, fourbit les mots. Dans un franchissement du métal, il parle. Il actualise le vers trois fois millénaire : “De leurs épés, ils forgeront des socs et de leurs lances, des faucilles.”
(c) G. BOYER




Commentaires
pourquoi pas:)