EDITO ERIC LE NOUVEL : LES PORTES DE GAZA, UNE ANCIENNE HISTOIRE DE FAMILLE
Jeudi 26 Mars 2009
“Puis Samson se rendit à Gaza ; (…) et, au milieu de la nuit, se levant, il saisit les battants
des portes de la ville, ainsi que les deux montants, il les arracha avec la barre et,
les chargeant sur ses épaules, il les porta jusqu’au sommet de la montagne qui est
en face d’Hébron.”
(Juges XVI, 1-3)
biblique, précurseur de Sisyphe, portant sur ses épaules pas moins que les portes de
Gaza qu’il a arrachées – nous ramène à des temps anciens marqués déjà par la fureur
du combat intransigeant pour ce territoire, la victoire et le pouvoir accordés par son Dieu.L’année 2009, année universelle 11 (2+9) – année force, voire même sous le signe de la
Force de Dieu, commença par un cruel rapport de forces à Gaza.
La lutte y continue aujourd’hui pour beaucoup de “bonnes” raisons de part et d’ autre.
Et pourtant, tout ce jusqu’ au boutisme ressemble fort à une ancienne histoire de famille
qui se répète.
L’ Occident, à travers l’aventure des Croisades, créa une alliance supplémentaire dans
cette région, plus par la guerre que par la paix. Et le jeu des grandes puissances rend
ce Proche Orient complexe définitivement plus compliqué.
Avraham, Sarah, Ishmaël, Ithzak, Yaacov,…, Yeschouah !
Ni avec vous tous, ni sans vous tous…Un vrai noeud gordien.
Ceux qui y cherchent encore la paix des territoires ont de fortes chances de croiser l’ Ange
Exterminateur qui tranche le fil de la vie, plutôt que celui de cette contradiction permanente,
au nom des desseins d’une mystérieuse immanence, le Dieu de ce Lieu.
D’ ailleurs, dans le Livre de la Genèse, MaQoM, le Lieu, est même l’un des Noms de Dieu.
Et Israël est littéralement “Celui qui combat.”
de fait, aucune d’ entre elles ne voulant traiter à égal avec l’ autre.La seule manifestation où nous avons constaté la mise sur le même plan des trois religions
du Livre, est celle des Enfants d’Abraham sur scène à Fès, au Festival des Musiques sacrées.
L’art ne serait-il pas pas le meilleur vecteur pour suggérer l’ indicible ?
La rose de Damas, issue d’une des plus anciennes cités du monde, nous ramène
au carrefour de la tente d’ Abraham, à la pratique de l’ échange des biens et des cultures.
Si PAIX-SHALOM-SALAM, la paix des territoires et des religions, est compromise ou difficile,
que nous reste-t-il ?
Le mot paix est une traduction faible de ce que recouvrent les mots de Shalom ou Salam.
Il s’agit essentiellement plutôt de présence de plénitude (cf. Shabbat Shalom) dans la relation
à autrui et à Dieu. La Présence divine relève plutôt de la Shekhinah ou de la Sakina/Hadrah.
WaYaR ELoHiM ‘et Ha’OR KiToB – Dieu vit que la lumière était bonne.”
(Gen. 1, 2-4)
“Dans Ta lumière, Seigneur, nous voyons la lumière.”
(Psaume 36, 10)
“Je suis la Lumière du monde.”
(Jean 8, 12)
“Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière,
afin que vous soyez des enfants de la lumière.”
(Jean 12, 36)
“Nour An Nour -
Dieu est la lumière des cieux et de la terre.”
(Coran – Sourate 24, 35)
Que fleurisse modestement la paix spirituelle, qui répond à une autre logique,
à un degré d’ âme, celui de la manifestation commune du sacré, de la lumière
qui est venue d’ Orient, et qui ramène à notre orient intérieur.
Celle-ci passe par la reconnaissance des origines, une traçabilité culturelle
qui a tendance de nos jours à se réduire au bénéfice de l’affirmation identitaire.
Si Dieu veut, de Dimashq, viendra la Lumière.
La rose mystique fleurit au centre des contraires.
Eric LE NOUVEL
contact@rose-damas.com
LA ROSE DE DAMAS A EXPOSE AUX MEDIEVALES DE PROVINS LES 13 & 14 JUIN 2009
Vendredi 19 Juin 2009
Oyez, oyez, braves gens, nous, les Chevaliers du Temple, avons offert la Rose de Damas
et ses trésors aux 26° Fêtes Médiévales de Provins (77) les 13 & 14 Juin 2009, à l’intérieur
de l’Eglise Saint Quiriace.
(Quiriace était Evêque de Jérusalem ; et son nom d’origine était Yéhuda -
tout un programme !)
A découvrir sous notre tente :
- des oeuvres d’art signées des trois cultures (gravures et calligraphies).
A LIRE TORGNY LINDGREN – LA BIBLE DE GUSTAVE DORE – CHEZ ACTES SUD
Dimanche 22 Mars 2009
Depuis des générations Gustave Doré fait rêver, et continue de participer aux aventures
de l’esprit.
Avec Torgny Lindgren un pas est franchi : en Suède, un homme qui ne sait ni lire ni écrire
raconte l’influence de ses images bibliques sur sa vie…
En France, tous les livres de l’auteur, dont ‘Le Chemin du serpent” et “Bethsabée”
(Prix Fémina étranger), sont publiés chez Actes Sud.

les lumières apaisantes du sacré. Devant le micro de son magnétophone portatif, un homme
- le narrateur du roman – livre ses confidences.
Il peut parler mais il ne sait ni lire ni écrire, parce qu’il est atteint d’un mal incurable – l’alexie.”J’essaierai simplement, lance-t-il, de raconter ma vie passée en compagnie de la Bible de
Doré, l’édition rare, celle qui ne contient que les images.”
De son existence, nous allons remonter le cours jusqu’ à son enfance, lorsque son grand-
père, dans un coin perdu du Nord de la Suède, une loupe à la main, lui montrait en les
commentant les gravures que Gustave Doré réalisa au milieu du XIX° siècle pour illustrer
les épisodes les plus marquants du Nouveau Testament.
Toute sa vie, le narrateur sera hanté par ces images et c’est à travers leur prisme miraculeux
qu’ il regardera le monde. On le voit grandir, découvrir et apprivoiser son handicap,
débarquer dans un foyer pour déficients mentaux, puis jouer les ermites dans sa cabane
en multipliant les petits métiers, sans cesser de s’identifier aux personnages mythiques qui
jaillirent de la plume de Doré. Comme si une sagesse immémoriale inondait l’ âme de ce
marginal dont Lindgren brosse un lumineux portrait : irradié de grâce, son roman mêle
subtilement la musique des psaumes, la méditation philosophique et la peinture du quotidien
dans le clair-obscur d’ une Suède où les anges ont encore le droit d’ asile.
Un bijou, un livre chatoyant comme un vitrail.”
(C) André CLAVEL – www.lire.fr (sur lexpress.fr)
En somme une “Bibliothérapie” que ne désavouerait pas Marc-Alain OUAKNIN
(publié chez Poche)…
Et une raison supplémentaire de faire entrer Gustave Doré dans votre univers !
A LIRE TORGNY LINDGREN – LA BIBLE DE GUSTAVE DORE – CHEZ ACTES SUD
Dimanche 22 Mars 2009
Depuis des générations Gustave Doré fait rêver, et continue de participer aux aventures
de l’esprit.
Avec Torgny Lindgren un pas est franchi : en Suède, un homme qui ne sait ni lire ni écrire
raconte l’influence de ses images bibliques sur sa vie…
En France, tous les livres de l’auteur, dont ‘Le Chemin du serpent” et “Bethsabée”
(Prix Fémina étranger), sont publiés chez Actes Sud.

les lumières apaisantes du sacré. Devant le micro de son magnétophone portatif, un homme
- le narrateur du roman – livre ses confidences.
Il peut parler mais il ne sait ni lire ni écrire, parce qu’il est atteint d’un mal incurable – l’alexie.”J’essaierai simplement, lance-t-il, de raconter ma vie passée en compagnie de la Bible de
Doré, l’édition rare, celle qui ne contient que les images.”
De son existence, nous allons remonter le cours jusqu’ à son enfance, lorsque son grand-
père, dans un coin perdu du Nord de la Suède, une loupe à la main, lui montrait en les
commentant les gravures que Gustave Doré réalisa au milieu du XIX° siècle pour illustrer
les épisodes les plus marquants du Nouveau Testament.
Toute sa vie, le narrateur sera hanté par ces images et c’est à travers leur prisme miraculeux
qu’ il regardera le monde. On le voit grandir, découvrir et apprivoiser son handicap,
débarquer dans un foyer pour déficients mentaux, puis jouer les ermites dans sa cabane
en multipliant les petits métiers, sans cesser de s’identifier aux personnages mythiques qui
jaillirent de la plume de Doré. Comme si une sagesse immémoriale inondait l’ âme de ce
marginal dont Lindgren brosse un lumineux portrait : irradié de grâce, son roman mêle
subtilement la musique des psaumes, la méditation philosophique et la peinture du quotidien
dans le clair-obscur d’ une Suède où les anges ont encore le droit d’ asile.
Un bijou, un livre chatoyant comme un vitrail.”
(C) André CLAVEL – www.lire.fr (sur lexpress.fr)
En somme une “Bibliothérapie” que ne désavouerait pas Marc-Alain OUAKNIN
(publié chez Poche)…
Et une raison supplémentaire de faire entrer Gustave Doré dans votre univers !









